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Interview Olivier Cohen
"Nous sommes très complémentaires des trois grandes offres de Microsoft"

Avec Flex, Backup et Availibility, Double-Take dispose d’une boite à outils très complémentaires des solutions de Microsoft. Olivier Cohen, Directeur Commercial EMEA de Double-Take Software, revient sur une des dernières possibilités : être complémentaires d'Exchange 2010, en plus d'être complémentaires à Hyper-v ou à Windows 7. C'est en effet une tendance forte qui a surgi lors du TechEd de Berlin en novembre dernier.
Vous étiez au Tech Ed de Berlin il y a un mois. Qu’est-ce qui vous a frappé le plus ?
Microsoft a lancé ses 3 efficiencies: Windows Seven, Windows Server 2008 R2 et Exchange 2010. La bonne nouvelle, c’est que Double-Take est complémentaire avec les 3 offres, et on est les seuls. Les autres pages de cette édition montrent la complémentarité en matière de poste de travail, avec le streaming, ou pour la haute disponibilité, avec Windows et Windows Server.
En quoi êtes vous complémentaires de Exchange 2010 ?
Aujourd’hui 80 % des entreprises utilisent Exchange 2003 et 20% Exchange 2007. Dans ce dernier, il y a des technologies appelées CCR et LCR, de clustering ou de geoclustering, et SCR (Stand by Continuous Replication) si on voulait relayer deux clusters distants. Aujourd’hui, avec l’arrivée de Exchange 2010, tout change. Une nouvelle technologie, appelée DAG remplace le tout : elle est intéressante, car elle permet 16 set de réplicas en parallèle. On peut même envisager de la réplication locale et à distance en simultané. Mais DAG présente un inconvénient majeur. Elle nécessite des prérequis que beaucoup de PME ne peuvent pas envisager, notamment en terme de coût mais surtout en terme d’infrastructure réseau.
Par exemple ?
Pour déployer DAG (Databox Availability Group) il faut la version Entreprise de Exchange, les serveurs doivent être en 64 bits, le réseau en Gigabit, notamment. De plus, le temps de latence d’un aller-retour (round trip) entre deux serveurs membres de DAG ne doit pas être supérieur à 250 ms. Pour info, cette même contrainte existe pour les clusters Microsoft mais est moins forte car elle est de 500 ms max. Nous travaillons à une solution plus légère qui permet la haute disponibilité et le disaster recovery pour Exchange dimensionnée pour les PME.
Et pour Hyper-V ?
C’est un axe fort pour nous également : proposer une solution de plan de reprise pour les environnements Microsoft. Nous aimerions proposer un équivalent à SRM (Site Recovery Manager de VMware), en environnement Hyper-V. On a déjà beaucoup de demandes de clients, qui envisagent la virtualisation sous Hyper-v et qui ont besoin d’une telle solution de protection. Microsoft n’en dispose pas à son catalogue. Nous avons toujours la force de notre solution : économique, qui fonctionne sur l’existant, et temps réel.

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La sauvegarde et la restauration des machines virtuelles sont encore mal comprises par les entreprises
Une récente étude menée par Double-Take auprès de 169 entreprises lors de l’événement Storage Expo qui s’est tenu à Londres le 14 et 15 octobre dernier, indique que le temps de restauration en cas de sinistre et la réduction des coûts de sauvegarde sont les deux plus grands points faibles des entreprises en matière de sauvegarde et de plan de reprise d’activité. Une autre difficulté importante est la capacité à savoir faire marche arrère à n’importe quel point antérieur dans le temps lors des essais de restauration. A noter, 86 % des entreprises interrogées ont une infrastructure virtuelle en place dans leur entreprise. D’autres points importants ressortent de cette étude :
- 60 % des entreprises interrogées utilisent les bandes pour sauvegarder et restaurer leurs machines virtuelles, tandis que 53 % d’entre elles utilisent les technologies de D2D. 17 % n’utilisent uniquement que des bandes.
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VMotion est utilisé par 23 % d’entre elles
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Seulement 45 % étaient capables de donner des informations sur leur niveau de satisfaction concernant leurs RPOs.
«Le pourcentage d’entreprises qui utilisent des bandes pour la sauvegarde de leurs machines virtuelles est surprenant, alors que ces technologies ne sont pas conçues pour cela» a commenté Ian Masters, Directeur des ventes chez Double-Take UK. «Bien que la virtualisation soit largement utilisée, les processus de sauvegarde et de restaurations sont toujours mal connus» conclut-il.
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