Interview avec Ralf Schnell, Evangéliste Microsoft
“Les offres de Double-Take sont simples à utiliser avec nos solutions”

Lors du dernier Tech Ed qui s’est tenu à Berlin en novembre dernier, il était surtout question de virtualisation, depuis le serveur jusqu’au poste de travail. Le kernel de Windows Server 08 et Windows 7 étant le même, tout est désormais optimisé pour la virtualisation. Mais certaines composantes manquent encore à Microsoft, qui compte sur son écosystème de partenaires pour combler ses lacunes. Entretien avec Ralf Schnell, Evangéliste technique chez Microsoft en Allemagne.
Quelle est votre approche pour le poste de travail aujourd’hui ?
Nous pensons que l’approche client léger n’est pas la seule alternative viable. Dans le cas du VDI, chaque VM a besoin de son propre disque VHD. Ces derniers deviennent inefficaces au fil du temps, car il est nécessaire de les patcher. En les patchant, ces VHD deviennent de plus en plus grosses. Il faut donc une infrastructure de stockage conséquente. Il semble plus intéressant dans certains cas d’utiliser les technologies disponibles dans le but d’optimiser les clients riches existants.
Avec Flex ?
C’est une option oui. C’est une solution brillante qui permet à un client riche de booter depuis un SAN iSCSI. Ce qui rend cette solution intéressante : sa facilité d’administration. Ce n’est vraiment pas difficile de travailler avec, que ce soit en environnement virtualisé ou non.
A quel type de client vous adressez vous ?
Notre force, c’est justement d’avoir une solution qui n’est pas spécifique pour un certain type d’utilisateurs. Nous sommes les seuls à proposer une plate-forme suffisamment flexible pour répondre aux multiples scénarios, au lieu de bâtir une solution pour les différents types d’utilisateurs.
Comment allez vous développer votre partenariat avec Double-Take ?
Nous ne voulons pas limiter notre partenariat avec une seule solution Double-Take, et tirer parti de leurs autres solutions, notamment de haute disponibilté et de reprise d’activité.
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Avis d’expert : Gabriel Chadeau, Directeur Commercial France, Double-Take Software

La virtualisation du poste de travail : un nouvel eldorado semé d’embuches
Le train de la virtualisation des serveurs est en marche et il n’est pas prêt de s’arrêter. Après une escale à la station Cloud, le prochain arrêt sera la station VDI (virtualisation du poste de travail). Il est à craindre que cet arrêt ne plombe quelque peu les performances de notre Train à Grande Virtualisation. D’aucuns redoutent même que ce super TGV n’y prenne des airs de locomotive à vapeur. En effet, avec la virtualisation du poste de travail, les candidats au voyage deviennent extrêmement nombreux. Il ne s’agit donc plus seulement de dématérialiser les serveurs mais d’étendre l’approche à l’ensemble des postes de travails. Bien sûr, le concept est séduisant puisqu’il permet une gestion/administration/sécurisation centralisée de ces derniers. Le poste client se réduit alors à sa plus simple expression (celle d’un viewer) et de même que pour le serveur, son contenu est expédié dans une ferme virtualisée (….heu pardon, un cloud). L’avantage de cette ferme virtualisée par rapport à ce bon vieux mainframe, est qu’elle est beaucoup plus agile, qu’elle s’affranchit des contraintes matérielles, des problèmes d’interopérabilité et de « scalability ». Mais pour autant, le cloud permet-il de tout dématérialiser ? En redonnant ses lettres de noblesse à un Mainframe nouvelle génération déguisé en nuage, ne risque-t-on pas de tomber dans les écueils d’hier ? En faisant supporter à toujours moins de machines, une charge de travail toujours plus importante, n’y a-t-il pas un risque de bâtir dans le data center un colosse aux pieds d’argile ? La réponse à ces inquiétudes, à cet éternel mouvement de balancier entre centralisation et décentralisation des architectures pourrait se situer dans une troisième voie : Celle du STREAMING DESKTOP INFRASTRUCTURE. Ce type d’infrastructure s’appuyant sur des technologies dites d’OS STREAMING suscite un intérêt croissant car il permet d’allier les bénéfices de la centralisation des workloads (comprenez charge de travail, soit : un OS qui fait tourner des applications qui utilisent et génèrent des données) sans en subir les inconvénients.
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