Les nouveaux outils facilitent le PRA
L’arrivée de la virtualisation a bouleversé le secteur du plan de reprise d’activité, et a permis de diminuer fortement les coûts. La virtualisation a également rendu possible la mise en place de projets qui n’aboutissaient pas auparavant. Beaucoup de projets de PRA ont échoué car les entreprises avaient beaucoup de mal à gérer le changement, assurer le patching et faire les mises à jour. Peu vivant, le PRA devient vite inutile. De fait, plus le PRA est simple et plus il a de chances de réussir. La consolidation des serveurs est en général la première étape cruciale qui permet de limiter le périmètre d’action. On arrive à diminuer le nombre de classes de reprise, le RTO (Recovery Time Objective, temps qui s’écoule entre un incident et la reprise) et le RPO Recovery Point Objective, quantité de données que l’on accepte de perdre. Aujourd’hui, une reprise en un jour passe à une reprise en deux heures. Mais beaucoup de produits sont désormais positionnés, chacun avec leurs spécificités pour offrir une solution de PRA abordable et efficace en environnement virtuel. Petit tour d’horizon de quelques incontournables du marché.
VMware
SRM (Site Recovery Manager) est un ordonnanceur qui permet de gérer l’administration de son PRA et générer des tests “grandeur nature”, sans impact sur la production. L’outil remplace en quelques sorte les procédures écrites qui sont sur les étagères. Il n’y a donc plus de limites. Grâce à cet outil, on peut envisager 2 tests par an, inimaginable avant ! Mais SRM est limité aux machines virtuelles uniquement et reste à un coût élevé.
Double Take
Double-Take est capable de mettre en place des procédures de PRA multisites (avec une copie distante des données). La solution s’appuie sur les snapshots de VMware pour prendre des captures des machines virtuelles à intervalle régulier et les répliquer sur un site distant. La solution est aussi capable de répliquer des machines physiques. Enfin, l’option Geocluster permet de répliquer les données d’un cluster à un autre, aussi bien en environnement physique que virtualisé.
L’intégration forte de Hyper-V avec les services de mise en cluster de Windows Server 2008 démultiplient les possibilités.
Platespin
L’éditeur (racheté par Novell) a une appliance dédiée au PRA, baptisée Forge, qui inclut un hyperviseur (ESX), une machine (serveur Dell Intel quadricoeur en marque blanche) et le logiciel phare de Platespin PowerConvert. Le stockage n'est autre que du DAS, puisque Forge s'appuie sur les 2.5 To de disques SATA montés en Raid 5 embarqués dans le serveur Dell. Tout est pré-configuré. L’argument de Platespin est que son appliance est transparente pour l’infrastructure et protège aussi bien machines physiques et virtuelles.
VizionCore :
Les solutions de Vizioncore permettent de réaliser des sauvegardes à chaud d’images virtuelles, soit de l’image complète, soit de manière différentielle à des intervalles appropriés. Les images peuvent ainsi être stockées soit en local, dans un SAN, ou envoyées en fichiers compressés à travers un réseau WAN vers un site distant dans le cadre de la mise en place d’un PRA / PCA. La restauration des fichiers est rapide. Les solutions de Vizioncore travaillent sans agent et en mode bloc.
InMage
La société assure se différentier en offrant une protection au niveau bloc en temps réel et avec une granularité très fine, focalisée sur la protection des applications. C’est une solution de CDP. InMage est indépendant de la plate-forme de stockage, qu’elle soit SAN ou NAS et fonctionne avec tous les hyperviseurs.
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Le PRA en boîte, une tendance à suivre
Sun avait une black box, qui a été renommée Modular Datacenter. Une nouvelle version, D20 a été lancée il y a quelques semaines. Rackable propose également son Ice Cube, avec des serveurs-lames dans un container. HP se lance aussi dans la bataille avec son Performance-Optimized Data Center (POD). Quant à Microsoft, il se sert lui aussi de serveurs installés dans des conteneurs pour son service Virtual Earth. L’intérêt ? Déporter sa salle informatique à coûts restreints : pas besoin de plancher surélevé, ni de câblage complexe. Par ailleurs, ces containers se transportent facilement en camion, et peuvent être utilisés et déplacés vers un site en panne, pour prendre le relais en peu de temps. Enfin, ces containers sont verts, puisqu’ils consommeraient, si l’on en croit les constructeurs, près de 40 % d’énergie en moins qu’un datacenter équivalent dans une salle classique. |
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