Numéro 3 - 18 novembre 2008

IT Recovery News

The Business Continuity & Virtualisation Newsletter


Faut-il choisir Hyper-V ?

5 points importants pourraient convaincre bon nombre d’entreprises à migrer vers la technologie de virtualisation de Microsoft.

Hyper-V
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VMware a vraiment du souci à se faire. Malgré son énorme part de marché (95 % des serveurs x86 virtualisés selon les analystes), malgré son avance sur certaines technologies (notamment VMotion), malgré sa stabilité, VMware va avoir de plus en plus de mal à convaincre face à son nouveau concurrent Microsoft. Ce dernier, ravi "d’être arrivé au bon moment, avec les bons outils”, a plus d’un argument dans son sac pour convaincre les entreprises qui n’ont pas encore sauté le pas de la virtualisation.

Sur le terrain, la plupart des entreprises ayant déjà choisi du VMware Infrastructure, à priori, dans un premier temps, resteront fidèles à cette technologie pour au moins trois ou quatre ans. A moins que certaines osent, comme Naf-Naf, cette société spécialisée dans le prêt-à-porter, tout remettre en cause et migrer ses serveurs ESX vers Hyper-V.

La mobilisation massive des partenaires de l'industrie comme Netapp, Emulex, Sun, Citrix, Datacore, F5, Neverfail, Lefthand ou Double-Take Software, qui ont annoncé leur compatibilité avec Hyper-V, est un indicateur fort de la tendance sur le marché. Microsoft table également sur son énorme base installée. Que restera-t-il à VMware ? Pour certains DSI, ce dernier aura toujours une avance technologique que Microsoft n’arrivera pas à devancer. Pour d’autres, il est hors de question de mettre tous ses oeufs dans le même panier et confier sa virtualisation à Microsoft. Mais quelques entreprises, comme Bouygues Construction en France, EDF ou Arkema, ont déjà sauté le pas. Voilà quelques raisons de leur choix.

1) Hyper-V a presque autant de fonctionnalités que ESX
La virtualisation est incluse dans Windows Server 2008. Depuis début octobre, Microsoft a également sorti Hyper-V Server, une version allégée de Hyper-V indépendante, débarrassée de son OS. Il s’agit de l’équivalent de VMware ESXi. Mais il faudra encore attendre un peu avant que Microsoft propose sa fonctionnalité Live Migration, un équivalent du très prisé VMotion de VMware. Microsoft a d’ailleurs déjà fait une démonstration de cette fonctionnalité, mais cela ne devrait être disponible que dans la version R2 de Windows Server 2008 prévue pour 2009. A noter cependant, Live Migration nécessite encore une interruption des machines virtuelles lors de la migration, tandis que VMotion le fait à chaud.

2) Le prix
Microsoft espère bien balayer VMware en jouant sur l’argument du prix. Selon le cabinet américain Clabby Analytics, un projet de virtualisation sous ESX coûterait trois fois plus cher qu’un projet sous Hyper-V. Cependant, ce débat ne fait pas l’unanimité. Pour certains clients, notamment un grand compte, le ROI n’est pas si évident, et l’estiment équivalent quelque soit la technologie.

3) L’administration
Les clients Virtual Server R2/ Hyper-V l’attendaient. Depuis le 21 octobre dernier, Microsoft a rendu disponible sa plate-forme d’administration.  SVCMM (System Center Virtual Machine Manager) a l‘avantage, contrairement à Virtual Center de VMware, de savoir gérer à la fois les machine virtuelles ESX que les machines virtuelles Hyper-v.

4) L’interlocuteur unique
Certains clients ont choisi Hyper-V simplement pour la facilité de la maintenance. Clients Microsoft pour leur parc Windows Server 2008, le fait d’avoir un seul interlocuteur pour toutes les technologies liées à leurs serveurs les rassure. D’autres critiqueront cette approche, justement pour la même raison : avoir tous ses oeufs dans le même panier est dangereux.

5) La sauvegarde.
Sauvegarder les machines virtuelles est un point crucial. Microsoft dispose d’une offre intéressante, car elle est elle aussi une brique de son offre. DPM permet donc de sauvegarder ses machines virtuelles sans avoir besoin d’avoir recours à un logiciel de sauvegarde tiers.

Fault Tolerance de VMware a ses limites

VMware l’a annoncé à VMworld 08 qui a eu lieu à Las Vegas. Une nouvelle fonctionnalité, Fault Tolerance, vient répondre aux besoins en très haute disponibilité pour les machines virtuelles. Jusque là, la fonction HA (High Availibility) permettait de faire basculer une machine virtuelle d’une machine à l’autre en cas de défaillance de la première, mais un temps de latence de quelques secondes subsistait. Fault Tolérance crée simultanément une copie conforme d’une machine virtuelle donnée. Tout ce qui se passe dans l’une est automatiquement copié vers l’autre. Si une machine tombe, l’autre prend le relais, mais sans interruption de service. VMware vient ainsi marcher sur les plates bandes des acteurs spécialisés dans la haute disponibilité, comme Double Take, Stratus Technologies, Nec... qui sont d’ailleurs des partenaires de VMware. Selon quelques utilisateurs, si la fonctionnalité Fault Tolérance est intéressante, elle ne couvre pas certains aspects que les acteurs traditionnels savent couvrir : avec VMware, les machines virtuelles doivent impérativement faire partie de la même ferme de serveurs, et n’est pas aussi parfaite que sur le papier. Les solutions comme Double Take Geocluster permettent, quant à elles, d’offrir une haute disponibilité, en créant des clusters avec des éléments réellement distants, que ce soit dans des infrastructures physiques ou virtualisées. Un atout non négligeable dans les projets de plan de reprise d’activité ou de haute disponibilité sur plusieurs sites.

Quelques liens :

Un précédent article de IT Recovery news

Une vidéo sur Geocluster

Sur Virtuanews, le blog dédié à la virtualisation, une vidéo de Sylvain Siou, Directeur technique de VMware explique le fonctionnement de Fault Tolerance.

Dernière minute

Double Take sera présent au salon Infosecurity & Storage Expo qui aura lieu le 19 et 20 novembre 2008 Porte de Versailles à Paris (Stand C15). L’occasion pour le visiteur d’en savoir plus sur les nouvelles solutions de haute disponibilité de Double Take : Double Take pour Hyper-V, LIVEWIRE, GEOCLUSTER et TIMEDATA. Participez à la conférence "Haute Disponibilité & Continuité de Service : Comment protéger votre Infrastructure Virtuelle ?"

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