Numéro 7 - mars 2009

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VMware Heart Beat : à prendre ou à laisser ?

VMware a levé le voile, lors de son édition Cannoise de VMworld Europe 09 il y a quelques jours, sur les nouvelles fonctionnalités qui composeront sa prochaine génération de serveur, à savoir vSphere. Parmi elles, Heart Beat 1.0, sa nouvelle solution de haute disponibilité dédiée à la console d’administration, soulève beaucoup de questions.

Heart Beat 1.0 manquait à l’offre de VMware. La console d’administration vCenter des serveurs VMware a son talon d’Achille. En cas de panne du serveur où était hébergé la console, aucune protection n’était prévue. Heart Beat 1.0 permet de transformer la console d’administration (qu’elle soit hébergée sur un serveur physique ou virtuel) en mode cluster de haute disponibilité, que ce soit sur le LAN ou le WAN. L’initiative est louable, tant la console d’administration, utilisée par 90 % des utilisateurs de VMware, est un point crucial de l’infrastructure. VMware a cependant avoué ne pas avoir développé cette fonction lui-même. Il s’agit d’un accord OEM exclusif avec la société Neverfail. Cette exclusivité dessert ce dernier, qui ne peut plus vendre sa solution ailleurs. VMware de son coté ne peut pas passer d’autres accords de ce type avec d’autres partenaires, comme Double-Take ou Steel-Eye. Mais rien n’empêche le client de choisir sa propre solution tierce pour assurer la protection de ses serveurs virtuels et physiques.

Limité et cher

Et c’est peut-être ce que ce dernier va finalement faire. Car si Heart Beat comble un manque dans l’offre de VMware, et permet pour le client de n’avoir qu’un seul interlocuteur, la solution reste une des plus chères du marché. Un argument difficile à justifier en ces temps de crise. Le ticket d’entrée de Heart Beat démarre en effet à 9995 dollars, alors que d’autres solutions, comme celles de Double-Take ou Steel-Eye tournent autour de 6000 dollars. La solution de Neverfail est par ailleurs limitée. Par exemple, elle ne supporte que SQL. Si le client fait tourner vCenter avec Oracle, il devra se tourner vers une autre solution.

VMware, en faisant ce choix, plante cependant un poignard dans le dos de son écosystème. Double-Take a d’ailleurs fait part de son opinion dans un billet sur son blog.“VMware ne va pas mettre tous ses oeufs dans le même panier, simplement à cause d’un simple accord OEM. VMware va aussi positionner des solutions tierces qui l’aideront à vendre ESXi”. Double-Take, dans ce cas aurait l’avantage. Autre point fort : Double-Take offre bien plus qu’une solution de protection de la console d’administration. Elle facilite aussi la migration x2x, le provisionnement des machines, la sauvegarde et la protection de tous les systèmes qu’ils soient physiques ou virtuels, en entier (OS, vCenter, données, applications), aussi bien pour des scénarios de haute disponibilité que de plan de reprise d’activité. Reste à savoir si un Heart Beat se configure et s’administre aussi simplement qu’un Double-Take.

 

Le datacentre va devenir 100% virtuel

VMware, EMC et Cisco ont profité de l’événement de Cannes, VMworld Europe 2009, pour préciser les coopérations en cours dans leurs laboratoires de R&D. L’objectif est la virtualisation à 100% du datacentre. Cela signifie une intégration de la pile complète, des applications à l’infrastructure réseau, en passant par la virtualisation et le stockage. Chad Sakac, Vice-President d’EMC chargé de l’alliance avec VMware, pense que les consolidations en cours vont se poursuivre pour réduire les coûts associés à la volumétrie croissante des informations numériques. Ecoutez son introduction (en Anglais) :

Scott Davis, Architect en chef du Datacenter chez VMware, dessine la prochaine plateforme du datacentre virtuel, avec ses services d’infrastructure et ses services applicatifs. Evolutivité, sécurité et administration des services virtuels doivent former un ensemble cohérent et souple, permettant la mobilité des charges applicatives. Comment va-t-on migrer vers l’OS du datacentre virtuel ? Quels sont les produits en développement chez VMware ? Quid des performances ? Toutes les précisions de Scott Davis sont ici et nulle part ailleurs :

Ed Bugnion est directeur technique de Cisco au sein de la business unit Virtualisation et Access Server. Il explique les principaux bénéfices de la virtualisation à l’échelle du datacentre. On retiendra une très haute disponibilité des services, une simplification du câblage, une évolutivité illimitée et des reprises d’activité plus rapides. Exemples concrets à l’appui, suivez sa démonstration ici :

Chad Sakac, VP d’EMC, conclut cette présentation passionnante par des cas pratiques, des schémas d’intégration et des démonstrations (virtuelles) confirmant l’intérêt de la virtualisation au niveau du datacentre, pour la prévention de pertes d’informations, entre autres. Suivez le guide :

Dernière minute

Webinar : Pas le temps de stopper la production ? Optimisez vos prochaines migrations
Date : 28 Avril 2009
Heure : 17:00
Durée : 1 heure
Intervenants : Bob Roudebush, Directeur Solutions Engineering, Double Take Software et Lauren Whitehouse, Analyste, ESG
Rejoignez l’analyste Lauren WhiteHouse de l’ESG et Double-Take Software pour une présentation de “Double-Take Move”, la toute dernière suite de produits d’optimisation de déplacement de charges applicatives de Double-Take Software. Vous découvrirez une solution pour consolider votre datacentre de façon souple et efficace ; une voie de migration simple du stockage et de tous types de serveurs (P2P, V2P, P2V et V2V). Inscrivez-vous dès maintenant.

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Une eletter sponsorisée par Double Take et réalisée par speedfire