Oracle database 11g et Oracle Exadata V2

logo #2 - 02/02/2010

L'infrastructure IT dans tous ses états
Edition du 2 février 2010
ENCADRÉ
Quatre sources d’économies

La déduplication engendre quatre sources d’économies pour l'entreprise, en particulier lorsqu'on décide de consolider les sauvegardes d'agences et de sites distants vers un datacentre.
Des économies directes proviennent de la réduction de la bande passante sur les liens étendus, à condition de dédupliquer à la source.
Les achats d'équipements disques (de second niveau) peuvent être différés dans le temps, grâce à l'élimination des blocs déjà sauvegardés.
Le fameux coût total de possession (TCO) de la solution de sauvegarde est abaissé par les automatismes entre appliances ou agents logiciels. Parfois une interface Web permet à l'utilisateur final de récupérer lui-même les fichiers effacés par inadvertance. D'où la dernière économie : elle concerne les heures de travail (peu productives mais cruciales) consacrées à gérer la rotation des bandes ou des disques amovibles sur site ou à mener une restauration manuelle pour chaque utilisateur distrait. En se consacrant à d'autres tâches, les correspondants et adminstrateurs informatiques peuvent proposer davantage de formations et développer de nouveaux services plus rentables pour l'entreprise.

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Tendance Stockage
Nouvel espoir pour les sauvegardes : la déduplication se démocratise

Les baies de disques d'entreprise sont à l'image du Data center, en quête d'espaces libres. Trois pistes redonnent un peu d'espoir à l'administrateur des fichiers : la déduplication des données agit à la source, sur la cible ou bien de façon embarquée.

par Olivier Bouzereau

backup_appliancePour une sauvegarde réussie, il faut réunir trois ingrédients seulement : un programme de backup (voire un simple script de copie de fichiers), des procédures et un être humain pour les appliquer.
Vous rencontrez un soucis de restauration ? Cherchez le maillon faible !
Les problèmes de backup/restauration proviennent du hardware à 44%, d’erreurs humaines à 32%, d’une corruption de logiciel à 14%, d’un virus à 7% et d’une catastrophe naturelle à 3% seulement. Depuis plusieurs décennies, on cherche donc à simplifier la tâche de l'administrateur et à diminuer l'espace avant la sauvegarde, pour alléger son poids sur les disques comme sur les bandes magnétiques. Cela permet de sauvegarder les fichiers de davantage de serveurs et de postes clients, sans investir continuellement dans de nouveaux supports. Les algorithmes se succèdent donc pour compresser, classer ou déplacer les fichiers, de façon continue parfois, jusqu'au réseau dédié d'un site distant.

Avec la déduplication, on cherche à détecter des blocs de données identiques afin de les sauver une seule fois. Chaque fichier est examiné, bloc par bloc, pour alimenter une base de pointeurs indispensable à la restauration ultérieure des fichiers. Menée "à la source", la déduplication délègue à un agent sur chaque serveur de fichiers cet examen des documents à protéger. Cela permet d'optimiser la bande passante du réseau étendu lorsqu'on veut rejoindre une sauvegarde centralisée.

dedup_figureL'approche Media Server, privilégie la cible pour un résultat optimal, mais sans effet sur le réseau étendu. Enfin, l'appliance matérielle est la troisième forme de déduplication. Elle est alors embarquée dans une bibliothèque virtuelle (VTL) par exemple. Dès lors, on est en droit de se demander si les ressources matérielles allouées à la déduplication ne limitent pas son intérêt ? En fait, selon le type de fichiers et la taille des blocs analysés, le gain d'espace peut atteindre 90% à 95%, à partir de la seconde sauvegarde. Pourquoi ? Parce que la première contient l'archive complète, les suivantes ne l'enrichissant que des delta (les blocs changés depuis la dernière sauvegarde avec la mise à jour du catalogue).

Démocratisation oblige, l'éditeur Acronis a décidé d'offrir la déduplication aux clients de la version Advanced de son logiciel Acronis Backup & Recovery 10. Mais il ne s'agit, pour l'heure, que d'une opération promotionnelle valable jusqu'à la fin mars 2010. L'un de ses principaux rivaux, Symantec propose la fonctionnalité en option de son nouveau programme Backup Exec 2010, conçu pour les PME et vendu à partir de 1,2 K$ (3,9 K$ avec toutes les options). Dans ce cas, la déduplication peut être exercée, au choix, suivant l'une et/ou l'autre des trois approches, via le concours de partenaires tels Exagrid ou Quantum.
Chez EMC, l'acquisition de Data Domain fournit des appliances dédiées à la déduplication tandis que le logiciel Avamar - acquis par EMC - offre une déduplication à la source, via une grille de serveurs commercialisée à partir de 20 KE pour 1 To et prenant en compte le backup des données sensibles des machines virtuelles comme des ordinateurs portables .

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