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Stockage 2020 : Seagate prévoit 30 à 60 To par disque dur 3,5 pouces

Grâce à ses recherches et développements en science des matériaux, optique à champ proche et enregistrement de nouvelle génération HAMR (Heat-Assisted Magnetic Recording, enregistrement magnétique assisté par un procédé thermique), Seagate prévoit de produire des disques durs de 3,5 pouces offrant jusqu’à 60 To de capacité lors de la prochaine décennie.

Le nombre de bits atteint par le constructeur dans un pouce carré (environ 6,5 cm2) d’espace disque dépasse déjà celui des étoiles de la voie lactée. Notre Galaxie compte environ 300 milliards d’étoiles tandis que Seagate revendique pouvoir franchir les 1 000 milliards de bits par pouce carré, limite théorique de l’actuelle technologie PMR (Perpendicular Magnetic Recording, enregistrement magnétique perpendiculaire), en vigueur depuis 2006. Ce niveau de densité a été démontré et il devrait entrer en production commerciale d’ici à la fin de la décennie actuelle.

Rappelons que l’enregistrement longitudinal précédait la technologie PMR et ce depuis l’apparition du disque dur pour le stockage informatique en 1956. Les fabricants de disques durs augmentent la densité surfacique et la capacité en resserrant les bits de données sur les plateaux des disques pour en placer davantage dans un pouce carré d’espace disque. Ils resserrent également les pistes de données, c’est-à-dire les cercles concentriques de la surface du disque qui ancrent les bits. La clé des gains de densité surfacique est d’utiliser ces deux techniques sans perturber la magnétisation des bits pour ne pas brouiller les données.

Des capacités doublées dans un premier temps

Grâce à la technologie HAMR, Seagate a atteint une densité de bits linéaire d’environ 2 millions de bits par pouce, ce que l’on croyait auparavant impossible. Il en résulte une densité de données légèrement supérieure à 1 000 milliards de bits (1 térabit) par pouce carré, soit une augmentation de 55 % par rapport à la densité surfacique maximale actuelle de 620 gigabits par pouce carré.

La capacité maximale des disques de 3,5 pouces actuels est de 3 téraoctets (To), à raison d’environ 620 gigabits par pouce carré, alors que les disques de 2,5 pouces plafonnent à 750 gigaoctets (Go), soit environ 500 gigabits par pouce carré. Ces capacités vont vraisemblablement plus que doubler avec la première génération de disques HAMR et leur densité légèrement supérieure à 1 térabit par pouce carré. Autrement dit, la capacité maximale des disques de 3,5 et 2,5 pouces devrait atteindre 6 To et 2 To, respectivement. Cette technologie promet une augmentation des capacités irréalisable auparavant, avec une limite de densité surfacique théorique de 5 à 10 térabits par pouce carré : 30 à 60 To pour les disques 3,5 pouces et 10 à 20 To pour les disques de 2,5 pouces.

Publications récentes

Quest Software lance sa sauvegarde pour PME

NetVault Backup Capacity Edition est la nouvelle solution de sauvegarde et de restauration pour les PME de Quest Software.
Elle se distingue par une installation rapide, en moins de 45 minutes, un paiement proportionnel à la capacité (2700 dollars par Tera-octets, avec un an de support) et une protection des données hétérogènes et multiplateforme.
Les environnements physiques et virtuels sous Windows, Linux, Mac OS X, VMware et Hyper-V sont supportés.
Grâce aux plugins proposés, les applications métiers et les bases critiques sous Oracle, SQL Server, Exchange, SharePoint et MySQL bénéficient d’une plus haute disponibilité, sans surcoût. Les PME peuvent ainsi prévoir leur budget de sauvegarde.

TMS divise par deux le prix au Go de ses baies SSD

En intégrant une interface InfiniBand à 40Gbps dans sa baie RamSan-820, Texas Memory Systems propose un accès à très haut débit vers 12 ou 24 To d’informations numériques. Les applications transactionnelles profitent d’un débit de 4 Go/s et de 400.000 IOPS (entrées-sorties par seconde) au mieux.

Une évolution récente du firmware permet de traiter les charges applicatives variables, la taille des blocs pouvant osciller désormais entre 512 octets et 64 Ko. La baie RamSan-820 propose aussi une interface SAN FC compatible avec les réseaux de stockage à 2, 4 et 8 Gbps.

Pour plus de sécurité, l’entreprise utilisatrice peut bénéficier des fonctions de redondance RAID, au prix d’une légère perte de capacité (10 ou 20 To selon le modèle) cependant. Conçue pour les centres de données, la nouvelle baie TMS RamSan-820 occupe un chassis 1U, en dépit de ses interfaces, alimentations et contrôleurs redondants.

A présent, les baies de stockage TMS RamSan-820 retiennent des disques SSD eMLC (aux cellules réparties sur plusieurs niveaux), contre des modèles SLC (cellules sur un même niveau) sur les modèles antérieurs. Cette bascule technologique permet de réduire les prix pour une densité de stockage équivalente : TMS annonce le Gigaoctet à 12,50 dollars, contre deux fois plus en SLC (modèle RamSan-720).

Microsoft et Apple en guerre contre le prix des brevets vidéo de Motorola

Sur le point d’être acquis par Google pour 12,5 milliards de dollars, Motorola Mobility doit se défendre en justice des deux côtés de l’Atlantique.

Au total, c’est un portefeuille composé de 17 000 brevets détenus par Motorola que Google est en train d’absorber, pour mieux contrer IOS et encourager l’adoption d’Android par les utilisateurs.

Microsoft et Apple lui reprochent des tarifs excessifs sur une cinquantaine de brevets vidéo au cœur des standards Internet, dont  le protocole H.264. Ces standards facilitent la consultation de contenus audiovisuels quel que soit le réseau emprunté (3G, WiFi…) et quel que soit le terminal.

Coup sur coup, les éditeurs de MacOS et de Windows viennent de porter plainte auprès des cours Européenne et Américaine. Microsoft et Apple reprochent à Motorola, par ses redevances exorbitantes, de freiner les ventes d’ordinateurs, de consoles, de smartphones et de tablettes.

Des royalties justes et équitables

Selon Microsoft, le prix d’utilisation des brevets de Motorola liés au traitement des flux vidéo sur Internet atteindrait 2,25% du prix du terminal. Pour un ordinateur portable vendu 1000 Euros avec ses logiciels, cela représenterait 22,50 Euros. En comparaison, le groupement du standard divX requiert 2 centimes d’Euros pour exploiter 46 fois plus de brevets.

Selon les règles édictées par l’Union Européenne, les propriétaires de brevets contribuant aux standards doivent permettre aux autres entreprises de les utiliser à un prix juste et équitable. Dans le colimateur de Bruxelles, les pratiques du coréen Samsung et maintenant celles de Google/Motorola.

Les procédures juridiques en cours fonctionnent dans les deux sens ; lire le blog Foss Patents très détaillé sur les batailles en cours autour d’iCloud, du push mail et du déverouillage du téléphone par glissement du doigt.

Au-delà du bras de fer juridico-financier, les attaques de Microsoft et d’Apple soulignent la position dominante de Google sur les flux Internet vidéo, les acquisitions successives de Motorola Mobility et de YouTube lui offrant un standard de diffusion et des contenus pour tous les goûts et pour tous les écrans connectés au Web.

Le SAN Fibre Channel fait de la résistance

Le constat émane du très sérieux cabinet Dell’Oro Group : la virtualisation et le Cloud profitent actuellement au marché SAN Fibre Channel. Au rythme d’une petite croissance annuelle de 3%, les ventes de commutateurs et d’adaptateurs Fibre Channel pourraient tutoyer les 2,8 milliards de dollars en 2016. Une résistance ponctuelle ou durable face à la convergence des interfaces, via le protocole FCoE déjà déployé chez Brocade, Cisco, Emulex, Juniper, HP et QLogic ?

“Les projets de virtualisation et de cloud pilotent la croissance actuelle des datacenters, en apportant de nouvelles opportunités en matière de stockage,” déclare Casey Quillin, analyste Dell’Oro Group. Selon lui, un stockage souple et évolutif devient nécessaire pour accompagner l’essor des serveurs virtuels. Il permet de profiter, au mieux, de la souplesse inhérente de la virtualisation des plateformes et, en particulier, du provisioning à la demande. La virtualisation des ressources de stockage placées sur le SAN répondrait mieux à cet objectif.

En outre, le ‘cloud storage’ intéresse les enterprises en quête d’économies ; elles envisagent d’externaliser une partie de leurs besoins de stockage vers le Cloud. Pour les prestataires dans le nuage, cet intérêt se traduit par « une évolution de l’infrastructure de stockage, sur une échelle plus élevée, avec un impact positif sur la croissance des connexions Fibre Channel,” confirme Casey Quillin.

Sauvegarde et PRA, les utilisateurs plus confiants dans la technologie

D’après le classement Acronis Global Disaster Recovery (DR) Index 2012, le niveau de confiance des entreprises en leurs stratégies de sauvegarde et de reprise d’activité a augmenté de 14% par rapport aux résultats du classement réalisé l’année précédente. Des stratégies et des procédures mieux documentées ont aidé à relever le niveau de confiance des entreprises françaises, notamment quant à leur capacité à surmonter un événement ou incident grave.
Cette hausse vient également du fait que 66% des entreprises vérifient leurs plans de sauvegarde et de reprise d’activité après sinistre plus régulièrement.

Malgré l’amélioration globale du niveau de confiance, l’enquête DR a révélé des résultats plus préoccupants. Ainsi, les entreprises consacrent-elles le même budget à leurs opérations de sauvegarde et de reprise d’activité d’une année sur l’autre (10% des dépenses informatiques). Près de deux tiers des responsables informatiques interrogés estiment que leurs dirigeants ne soutiennent pas leurs plans de sauvegarde et de reprise d’activité. Participant à la croissance des données, une PME standard crée près de 40 To de nouvelles données chaque année. 67% des entreprises françaises interrogées ont déclaré que les erreurs humaines étaient le phénomène le plus souvent à l’origine des pannes système. Enfin, une panne système dure en moyenne 2,2 jours, ce qu’Acronis évalue à 286 644 euros de perte de productivité par an par entreprise.

D’autres résultats sont disponibles dans cette infographie.

PerfectSearch fédère les recherches dans l’entreprise

PerfectSearch Enterprise est un nouveau serveur de recherche d’entreprise, distribué en France par Stordis. Il bénéficie de la dernière plateforme NuVola de Fujitsu intégrant le serveur et l’unité de stockage en réseau. Avec un prix d’entrée de 45 000 Euros, cet équipement tout-en-un veut simplifier les recherches tous azimuts en délivrant des réponses rapides aux requêtes intranet des salariés. Les algorithmes intégrés – d’indexation et de recherche en particulier – ont fait l’objet de 9 brevets spécifiques.

Distributeur de Web Services

Selon Del Satterthwaite, director of sales engineering de PerfectSearch, « l’appliance de recherche universelle se connecte au reseau d’entreprise pour délivrer des Web Services. Elle gère les partages de fichiers NFS et Windows, facilite les recherches transversales, par mot-clé ou par phrase présente dans les fichiers. Nous indexons aussi les bases de messages et de données ».

Tous les modules web, jusqu’à la gestion des requêtes utilisateurs, sont intégrés à l’appliance de telle sorte qu’il n’y ait pas d’autre serveur à installer. En version standard, l’appliance traite les systèmes de fichiers et les pages web uniquement. Des connecteurs sont proposés, en option, pour crawler les bases Oracle, IBM DB2, MS-SQL Server, les serveurs de messagerie et de documents tels Sharepoint ou Lotus Notes. Lire la suite…

Le WD Sentinel vise les petites et moyennes structures

Désormais disponible en France, le serveur Western Digital Sentinel DX4000 combine un stockage centralisé, une protection sauvegarde et restauration, et une capacité de gestion de 25 machines en réseau. De quoi fournir aux petites et moyennes entreprises un moyen rapide de collaborer et d’échanger. D’une capacité de 4 To (949 euros) ou de 8 To (1449 euros), le WD Sentinel DX4000 se veut une alternative simplifiée face aux solutions VPN. Outre l’accès à distance, il offre une protection forte des données grâce à des redondances logicielles et matérielles pour tous les appareils connectés. Avec une connexion Gigabit Ethernet double, ce serveur de stockage délivre des vitesses de lecture pouvant atteindre 85 Mo/s. Deux ports USB 3.0 SuperSpeed sont également intégrés pour connecter des appareils de stockage supplémentaires et profiter de débits pouvant atteindre 5 Gb/s. Enfin, il peut se substituer à une solution cloud légère directement sur site.

MacOS : Five 4 U distribue les RAID de Promise

GrafiPlus, division graphique de Five 4 U, a conclu un accord afin de distribuer les solutions de stockage Promise RAID pour Mac OS X. Installé en France depuis l’automne dernier, Five 4 U propose son catalogue aux revendeurs Apple ou aux spécialistes du graphisme, de l’industrie audio-vidéo ou des centres de données. Au côté des solutions Promise, le VAD revend notamment les marques Belkin, Brenthaven, M-Audio, Parallels, Roxio, Twelvesouth ou encore Xtrememac.

Mozy propose la synchronisation de fichiers

Le partage de fichiers entre ordinateurs, tablettes et smartphones, est disponible en version béta via le service Stash du prestataire de stockage cloud Mozy, filiale de VMware.

Ce service associe une sauvegarde en ligne à une fonction de synchronisation de fichiers proche du temps réel. Cette fonction est débrayable, de sorte que l’utilisateur décide quand et où l’utiliser, pour échanger des fichiers entre le bureau et la maison par exemple, sans passer par une clé USB. Pour l’heure, un seul et même identifiant est requis, mais l’extension à plusieurs utilisateurs est prévue.

L’utilisateur peut donc visualiser les fichiers partagés, quel que soit l’environnement système de ses terminaux fixes ou mobiles (IOS, Android). La mise à jour d’un fichier vers le cloud devient immédiatement disponible aux autres dispositifs reliés, la  volumétrie maximale dépendant de l’abonnement retenu, à partir de 2 Go pour l’usage individuel.

Un service destiné aux professionnels est prévu prochainement : Stash for MozyPro permettra d’héberger des données d’entreprise dans le cloud. L’administrateur pourra fournir ses propres règles de partage entre les salariés et leurs équipements mobiles et opter ou non pour le chiffrement d’informations confidentielles.