L’an dernier, un de mes posts avait battu des records de trafic : Microsoft clamait ne pas beaucoup croire en VDI. Fort est de constater que le discours a désormais radicalement changé. Maintenant que l’offre de Microsoft est plus consistante, avec Windows 7 et Windows Server 2008 R2 fraîchement moulus, Microsoft considère le VDI comme une composante clé de son offre plus globale de virtualisation pour le poste de travail, intégrant App-V et MED-V. C’est en tous les cas ce que j’ai saisi d’une discussion cet après midi avec les experts Windows 7/ Virtualisation de Microsoft, lors des TechDays qui se tiennent à Porte Maillot cette semaine.
Pour convaincre, le géant a sorti son argument choc, très discutable : pour le client, faire du VDI avec Microsoft coûterait jusqu’à 1/3 de ce que cela coûte avec VMware, comme le montre ce tableau ci-dessous issu d’une fiche distribuée sur le salon. Les tarifs annoncés sont à prendre avec beaucoup de recul : le tableau est bien évidemment tourné à l’avantage de Microsoft. Cependant, il est clair que le mode de licencing obligatoire pour virtualiser un PC sous Windows, joue dans la balance.
Tout repose sur VECD
Car quelles que soient les technologies de virtualisation utilisées (même concurrentes), une licence VECD (Windows Virtual Enterprise Centralized Desktop) est nécessaire pour les OS Windows hébergés sur un serveur. C’est une licence disponible sous forme d’abonnement annuel et donnant des droits pour des copies virtuelles de Windows. Selon Microsoft, elle permet d’envisager le VDI pour l’un des coûts les plus bas du marché. Microsoft propose une offre VDI Standard Suite, et VDI Premium Suite. Le fait de passer par un éditeur tiers pour virtualiser ne change rien : il faut s’acquitter de cette licence si on désire virtualiser Windows, ce qui est souvent le cas.
Une vidéo de Arthur Lesne, prise à la volée sur les TechDays, lors d’une session de Questions & Réponses, réexplique tout cela :
Windows 7 va accélérer l’
adoption de la virtualisation
Cela dit, pour Microsoft, VDI ne reste qu’une composante d’une offre beaucoup plus large, et qui complète App-V (virtualisation d’application); MED-V (ex Virtual PC), boostées par la sortie de Windows 7.. Avec ce nouvel OS, un grand nombre d’entreprises envisagent une migration de leurs parcs. Mais quitte à migrer, pourquoi ne pas considérer les offres de virtualisation, qui apportent réduction des coûts, et souplesse. “Windows 7 va tirer la virtualisation, que ce soit avec des offres purement Microsoft, ou avec d’autres technologies comme celles de Citrix ou de VMware. Et réciproquement, la virtualisation va accélérer la migration vers Windows 7”
assure Julien Lesaicherre, chef de Produit Windows 7. Microsoft rappelle que ses technologies Forefront et de Roaming Profile (gestion des profils) font la différence avec la concurrence, et permettent de garantir sécurité du poste de travail virtualisé. Enfin la nouvelle technologie Direct Access permet de supprimer son VPN et avoir un accès direct.
Dell démarre de nouvelles prestations autour d’Hyper-V R2 pour la migration en direct et en temps réel d’un serveur physique vers un autre. Si le fabricant Texan perçoit bien son rôle de conseils aux entreprises, ses clients Français n’en sont pas encore tous arrivés là, d’autant que les questionnements actuels portent davantage sur les différences réelles entre les solutions de virtualisation de serveurs.
“Nous voulons être le meilleur acteur de la virtualisation du marché. Et nous continuons à travailler avec Microsoft, VMware et Citrix”, revendique John Assouline, directeur Dell EMEA, en charge du pôle Conseils autour des solutions Microsoft.
Une aide à l’investissement
Selon lui, de nombreux clients interrogent Dell dans la perpective d’une virtualisation de serveurs sous VMware puis repartent avec une solution sous Microsoft Hyper-V ; le changement inverse serait plus rare, pour des raisons de coût principalement. La prestation VRA (Virtualization Readiness Assessment) de Dell mobilise un consultant maison pour examiner les besoins précis du client. Cet expert établit ensuite un dossier de choix de solutions, fondé sur les offres Microsoft, Citrix ou VMware les plus adaptées. “C’est un outil d’aide à la décision qui tient compte du budget et des fonctionnalités souhaitées”, résume-t-il.
Des plateformes adaptées à chaque entreprise
Pour gagner en vitesse et en sécurité d’implémentation, Dell et Microsoft mettent l’accent depuis trois ans sur leurs architectures de référence communes, pour le traitement, le stockage et la sauvegarde des données. Ces modèles pré-testés sont formés de briques matérielles, logicielles et de services. Pour chaque produit, trois déclinaisons sont préparées afin de couvrir les solutions des petites, des moyennes et des grandes entreprises. “En partant d’un des trois modèles de base qu’on affine, on évite de redécouvrir les problèmes déjà résolus en phase de R&D. C’est une plus grande sécurité pour le client et la garantie d’un coût compétitif car il ne paye que l’adaptation spécifique à son propre besoin”, explique-t-il.
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Le revamping d’applications métiers pour le Cloud, la déduplication des données, la virtualisation sans dégât et les centres de traitements à hautes performances figurent au sommaire du numéro de février. Vous attendiez une synthèse pertinente face à l’évolution fulgurante des acteurs, des marchés et des solutions technologiques. Ne cherchez plus : lisez infranews et participez - comme plus de 20 000 lecteurs déjà - aux échanges constructifs de la première communauté des professionnels de l’infrastructure informatique. Pour vous abonner et recevoir infranews, directement dans votre boîte aux lettres : abonnez-vous gratuitement.
Mon ami Eric Maillé, de virt-now, vient de publier aux Editions ENI un livre “VMware vSphere 4, Mise en place d’une infrastructure virtuelle”.
Ce premier livre en français sur cette plate-forme incontournable regorge d’informations techniques et de bonnes pratiques, exemples concrets à l’appui. Tout y est : après une première partie sur les fondamentaux de la virtualisation, Eric détaille toutes les fonctionnalités de vSphere 4, ainsi toutes les étapes d’un projet de virtualisation avec VMware. Un chapitre à ne pas rater est celui sur la préparation du projet de virtualisation, qui permet “d’éviter le big bang”. Faut-il tout virtualiser ? Comment surmonter les freins ou accompagner le changement, toutes ces questions trouvent une réponse. A noter également une excellente partie sur vSphere et le stockage, la sauvegarde et le PRA, ainsi que sur la supervision et l’administration de machines virtuelles.
Enfin, le dernier chapitre s’appuie sur une étude de cas avec plusieurs architectures proposées, analyse financière à l’appui.
Sylvain Siou, Directeur Technique de VMware a apprécié le livre, si l’on en croit sa citation sur le site de l’éditeur : “Eric n’a pas uniquement rassemblé dans ce livre les fondamentaux sur vSphere et les solutions de l’écosystème autour de VMware. Il a également synthétisé nos multiples discussions depuis 5 ans sur les différents aspects ainsi que les bonnes pratiques nécessaires à la construction d’une infrastructure virtuelle.
A lire absolument ! ”
A noter, les Editions ENI disposent déjà à leur catalogue de trois autres livres sur la virtualisation : Virtualisation des systèmes d’information avec VMware, de Philippe Gillet, Citrix XenApp 5 par Sylvain Gaumé, et Hyper-V et SC Virtual Machine Manager de Jean-François Apréa.
La virtualisation a toujours le vent en poupe, et plus que jamais. Pour preuve les résultats de VMware en croissance soutenue malgré une année dite “de crise”. Ainsi, VMware aura réalisé un CA global de 2 milliards de dollars, soit une hausse de 8% par rapport à l’année fiscale précédente. En projection périodique, VMware réalise une progression de 18% (608 millions de dollars) sur le quatrième trimestre 2009, par rapport à la même période de l’exercice fiscal précédent. Selon Paul Maritz, CEO de VMware, ces bons résultats seraient la conséquence “d’une demande soutenue autour de vSphère et le signal que la virtualisation est une technologie clef pour les utilisateurs qui ont besoin d’optimiser leur budgets”. Avec une forte montée en puissance des demande forte des solutions de Cloud Computing, il a fort à parier que 2010 sera également un bon cru pour VMware…
Le 26 janvier prochain, Netapp, VMware et Cisco vont faire une annonce commune, visiblement d’importance. C’est une invitation, reçue il y a quelques jours, qui m’a mis la puce à l’oreille. Le mail me propose de m’inscrire à un webcast joliment titré “Imagine Virtually Anything”. Je n’aurais pu prêter qu’une maigre attention à cet email marketing : on le sait, Netapp et VMware travaillent main dans la main depuis longtemps, et Cisco, en lançant ses UCS, avait déjà maintes fois mentionné son intégration avec Netapp. Le trio Netapp/Cisco/VMware avaient même fait une démonstration lors de VMworld à San Francisco, de l’intégration forte qui existait entre leurs produits. En somme, normal qu’ils fassent une piqûre de rappel via un webcast.
Du beau monde pour un webcast
Mais cette fois, c’est du sérieux : Paul Maritz CEO de VMware, Tom Georgens, CEO de Netapp, et Tony Bates, Senior Vice President and General Manager de la filiale Service Provider Group de Cisco, feront tout spécialement le déplacement (virtuel) ce jour là. C’est dire si l’annonce en question doit avoir du sens pour ces entreprises. L’invitation mentionne même un “invité surprise”.
Que manigancent-ils ? ”Rejoignez nous pour découvrir la solution intelligente que nous vous présentons, afin de vous aider à imaginer et à obtenir l’impossible”. “Apprendre à réaliser jusqu’à 50 % d’économies sur les datacenters; Implémenter des solutions d’infrastructure cloud et virtualisation éprouvées, validées et sécurisées; Gérer de manière centralisée votre réseau, vos serveurs, votre stockage et votre cloud via une architecture unifiée” détaille le mail d’invitation.
Le trio Netapp/Cisco/VMware : pour contrer Acadia ?
A ce stade, on ne peut que faire moults spéculations. Netapp/Cisco/VMware vont il aller aussi loin que Cisco/VMware/EMC en novembre dernier avec Acadia et ses vBlocks?
En fait, c’est peu probable. Lors du salon Datacenter de Francfort en octobre dernier, Val Bercovici, CTO Netapp, m’avait accordé une interview, et m’avait assuré que Netapp n’adopterait pas la même stratégie. Pour lui, il n’
était-en tous les cas à l’époque-pas question que Netapp forme une alliance concurrente à Acadia.
C’est le moment de le faire savoir
Rich Clifton, rencontré en novembre dernier à Athènes, lors du Netapp Insight, a confirmé cette théorie. Pique à ses concurrents, Netapp répète à tout va qu’il reste concentré sur “le client”. Néanmoins, Rich Clifton a reconnu lors de notre rencontre, que “le moment était venu de faire savoir au marché que l’entreprise détenait les briques d’une solution d’infrastructure Cloud digne de ce nom. Cisco et VMware font partie intégrante de cette stratégie, si l’on en croit leur deux Keynotes enthousiastes donnés lors du NetApp Insight aux côtés du spécialiste du stockage unifié.
Sécurité et Multi-tenancy, deux atouts chez Netapp
Comme l’explique Rich Clifton dans la vidéo ci-dessous, dans la bataille du Cloud, la différence se fera sur la sécurité, grâce notamment à la fonctionnalité maison “Multistore”, qui permet de partitionner le stockage de manière sécurisée, dans le cadre d’un “cloud multi locataire”
(multi-tenant). Netapp a maintes fois démontré sa parfaite intégration avec les outils de VMware. Penser au client
Jusqu’ici, certains clients (dont Olivier Parcollet, qui rappelons-le, a du vSphere et du Nexus dans son infrastructure) sont réticents au manque d’ouverture de Acadia. Espérons que Netapp, avec Cisco et VMware, sauront être plus ouvert pour rassurer ces clients réticents. Jay Kidd, dans un article sur le blog Netapp, avait souligné “l’importance de rester ouvert’. Il y a donc de fortes chances pour que ce soit le cas. Réponse le 26 !
Après la suite d’articles (ici et ici) que j’ai écrit sur Xen la semaine dernière, reprenant notamment le “Xen est mort, Vive Xen” de Simon Crosby, j’ai reçu quelques témoignages (anonymes) de clients, en opposition de phase avec les chiffres qui circulent. Les analystes commencent en effet insinuer que Hyper-V prendrait la deuxième place du marché, derrière Xen. Or, ces témoins - qui visiblement ont déjà virtualisé avec vSphere- m’assurent préférer de loin XenServer à Hyper-V, s’ils avaient à changer de plate-forme. Selon eux, non seulement XenServer est très performant, mais la console d’administration et les fonctionnalités offertes par Citrix seraient bien meilleures que ce qu’offre aujourd’hui Microsoft. On le sait, la console SCVMM de Microsoft a encore beaucoup de lacunes. Le rachat d’Opalis par ce dernier devrait d’ailleurs peut-être venir combler certaines brèches. Et on le sait aussi, Xen est une plate-forme très utilisée dans les Cloud Publics, au grand dam de VMware d’ailleurs.
Vivement que de nouveaux chiffres ou témoignages officiels viennent corroborer tout cela.
Depuis qu’il a quitté VMware en 2008, Daniel Fried poursuit son aventure virtuelle chez Veeam. Il vient d’être promu Directeur Général pour la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. En lançant la filiale française en septembre 2008, Daniel Fried prenait la direction de la région sud EMEA, puis élargissait ses responsabilités en pilotant également
la région Europe centrale quelques temps après. “Malgré la crise économique, Veeam affiche une progression de 130% en Europe entre 2008 et 2009. En un peu plus d’une année, la mise en place d’un réseau de plus de 1000 revendeurs européens nous a permis de réaliser une forte pénétration des PMEs et la conquête de grands comptes très significatifs. Notre objectif de 2010 est de maintenir un niveau de croissance au moins identique et d’amplifier notre présence au sein des grandes entreprises en nous appuyant notamment sur l’arrivée de nouvelles ressources commerciales dédiées sur l’ensemble de l’Europe,” a-t-il déclaré dans le communiqué annonçant sa nouvelle nomination.
Suite à l’annonce du rachat de Zimbra par VMware, Steve Herrod, CTO de la société, a posté un de ses fameux billets sur son blog officiel, The Console.
Pédagogique comme toujours, il explique le pourquoi de ce rachat et comment Zimbra, outil de messagerie collaborative, va s’intégrer au reste.
Quelques petites phrases sont à retenir.
Zimbra, bien que intervenant dans un tout autre domaine, est une suite logique au rachat de SpringSource. Un schéma le résume finalement très bien ; infrastructure (IaaS) avec vSphere, plate-forme (PaaS) avec SpringSource, et SaaS avec Zimbra.
Steve explique pourquoi Zimbra a plu à VMware. “J’aime beaucoup de choses chez Zimbra. D’abord, l’équipe est extrêmement motivée et douée. De plus, les produits ont été très bien çoncus, avec des interfaces élégantes, et zimlets (créations de mashup), et une facilité d’administration”
Zimbra est une des appliances virtuelles les plus téléchargées depuis notre place de marché.
Zimbra est en open source, avec une communauté dynamique (dans le texte “vibrant”), renforçant le vif intérêt de VMware dans cette solution et son engagement dans la mise en oeuvre de plate-formes de cloud computing ouvertes.
VMware ne laisse pas tomber Microsoft Exchange pour autant
Selon Herrod, VMware vSphere continuera à être une plate-forme de choix pour virtualiser Microsoft Exchange. “Nous avons optimisé notre virtualisation spécifiquement pour Microsoft Exchange, et des milliers de sociétés bénéficient de la flexibilité, la disponibilité et la sécurité d’un Exchange virtualisé sur vSphere”. Zimbra ne sera donc qu’une option de plus.
La rumeur n’est plus, VMware vient d’annoncer officiellement l’acquisition de Zimbra, précédemment détenue par Yahoo ! Selon le communiqué, cette acquisition, dont le montant n’est pas spécifié, devrait être clôturée durant le premier trimestre 2010.
Comme nous vous l’indiquions dans notre précédent billet sur le sujet, Zimbra est une solution collaborative Open Source, avec de nombreuses fonctionnalités dont la messagerie, qui pourrait avoir du sens pour VMware, dans sa nouvelle stratégie Cloud. VMware pourrait ainsi se mesurer à Google ou à Amazon.
Une brique de choix dans l’offre Cloud
Selon le communiqué, Zimbra connaît un certain succès : elle comptabiliserait déjà 55 millions de boîtes aux lettres, soit une croissance en 2009 de 86 % au total et de 165 % chez les PME. Pour VMware, “Zimbra sera une brique de notre portfolio de solutions qui pourra être proposée sous forme d’appliance virtuelle (qui existe déjà, ndlr), ou de service par un fournisseur de Cloud”, selon Bryan Byun, Vice Président des services Cloud chez VMware. Une brique de plus qui pourrait aussi enrichir son offre View.
VMware prévoit de supporter les produits existants de Zimbra, tout en les optimisant pour vSphere, tout comme elle le fait déjà pour les solutions collaboratives de Microsoft et de IBM. A noter, Yahoo aurait le droit de continuer à utiliser Zimbra dans ses services Yahoo ! Mail et Yahoo ! Calendar.
Kareen Frascaria, directrice associée de Speedfire, est une analyste reconnue dans le domaine de la virtualisation. Elle pilote Virtuanews (Blog et eletter) depuis 2007.
Pour la contacter directement : kf[at]speedfire[dot]com
Au sujet de l'éditeur
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